Le lexique Reggae Dancehall

Comment mieux apprécier votre passage sur Iscomrima ? Lisez ce lexique !

Le reggae dancehall regorge de nombreux termes et expressions qui lui sont propres, issus du patwa jamaican. Ainsi, pour vous permettre de mieux comprendre bon nombre d'articles et billets sur Iscomrima, et de manière générale, la richesse de la culture reggae, en voici un petit lexique (liste non exhaustive) :

 

Lexique iscomrima

  

Babylon :

Le mal ! L’on peut dire que Babylon symbolise la société politico-économique occidentale, tout ce qui représente d’une manière générale la domination et la répression.

 

Cut :

Les producteurs reggae/dancehall ont pour habitude d’enregistrer plusieurs artistes sur leurs instrumentaux (ou riddim). Un cut, c’est donc la version d’un artiste sur un riddim.

 

 

 

Dancehall :

C’est le petit frère du reggae, en moins spirituel, plus street et plus Hip-Hop (c’est d’ailleurs le dancehall qui a donné naissance au rap !) Un flow dancehall se caractérise en général par un débit assez élevé et une certaine récurrence dans l’intonation. Pour exemple, prenons le titre Leave Us Alone de Gentleman.
La dance hall, elle, désigne plutôt l'endroit où l'on danse et où se produisent les Sound System.

 

Deejay :

Le Mc est au Hip-Hop ce que le Deejay est au reggae dancehall. Attention, pour désigner le DJ au sens de celui qui passe les platines et mixe, on utilisera le terme  « selecter ».

 

Dub :

A l’origine, c’est la version remixée d'un morceau, dont les vocaux et les arrangements ont été partiellement ou totalement effacés. La section basse/batterie est ainsi prédominante dans le Dub. Il désigne aujourd’hui un genre musical à part entière issu du reggae et agrémenté de nombreux arrangements sonnant très « digital ».

 

Dubplate :

Au début de la production musicale jamaïcaine, les ventes de disques étaient inexistantes. Les dubplates, étaient en quelque sorte des maquettes jouées lors des soirées Sound System afin de tester le potentiel des titres pour une éventuelle pression CD à plus large distribution si le public y répondait de manière positive. Aujourd’hui on parle aussi d’un dubplate comme d’un réenregistrement exclusif et spécial d’un morceau à destination d’un selecter ou d’un promoteur.

 

Fast style :

Manière de toaster, caractérisé par un flot très rapide.

 

 

 

Jah :

Dieu. Le créateur. Le Tout-Puissant qu’il se nomme Allah, Bouddah ou Jéhovah. Pour les rastas, Hailé Sélassié est son incarnation terrestre.

 

Massif :

Le public de reggae, la foule de concert ou de Sound System

 

Nu-Roots (ou One Drop) :

Typiquement le reggae jamaïcain d’aujourd’hui. Par rapport au « roots », le rythme est accéléré et les riddims sonnent moins digital. C’est un reggae aux textes particulièrement conscients et culturels. Pour la petite histoire, au milieu des années quatre-vingt-dix, le dancehall, après s'être égaré avec le raggamuffin, retourne à une musique instrumentale et une approche philosophique d'inspiration rasta, avec plus d'importance donnée aux textes. Ce nouveau dancehall acoustique qui prône des valeurs de justice sociale est ainsi nommé nu roots ou one drop. En exemple, citons Sizzla, Richie Spice, Chezidek, Chronixx…

 


 

Nyahbinghi :

Ce sont les rythmiques présentes dans les cérémonies rasta issues de ce tambour africain. On le martèle avec ses mains (parfois avec un bâton) au rythme du cœur, en signe de cadence symbolique. On retrouve parfois son utilisation dans le reggae comme dans ce morceau de Fantan Mojah par exemple.

 

 

Pull up  (ou wheel up) :

Lorsqu’un morceau ou une sélection jouée dans un sound-sytem rencontre un succès bruyant dès les premières notes,  il est courant que le chanteur ou le selecteur « pull up » et donc arrête le morceau pour le rejouer du début. Leitmotiv de ce blog, Iscomrima vise donc à mettre en valeur un maximum de titres méritant des Pull up !

 

Ragamuffin ou (Ragga) :

Constitue, par opposition au rub-a-dub, la version électronique du dancehall. Il a été popularisé dans le milieu des années 80 notamment avec Under me Sleng teng de Wayne Smith (morceau reconnu par beaucoup comme le premier son ragga). 
Parlons étymologie : Raggamuffin (patois jamaïcain, signifiant déguenillé, venant de l’anglais “rags” haillons et “mufff” empoté, bon à rien, par extension en Jamaïque, être raggamuffin, c'est être « quelqu’un de débrouillard ».


 

Riddim :

C’est tout bonnement le nom jamaicain d’instrumental. Le terme riddim provient de l’anglais « rhythm » est en est l’expression en patwa jamaicain.

 

Roots :

De manière générale et globale on range dans la catégorie roots la majeure partie des enregistrements de reggae effectués entre 1970 et 1981. On parle donc ici du reggae de Bob Marley, Burning Spear, Gregory Isaac…

 

Rub a dub ou early dancehall :

Le rub-a-dub est un genre musical jamaïcain né vers la fin des années soixante-dix. C’est une variante du reggae où la section rythmique (basse et batterie) est prédominante. À cette section rythmique peut s'ajouter parfois un orgue et un off beat à la guitare. C’est en quelque sorte la version acoustique du dancehall. Les artistes représentatifs sont entre autres Barrington Levy, Dennis Brown, Lone Ranger, Eek-A-Mouse, Yellowman...

 

 

Selecter (prononcé Selekta)  :

Le Deejay étant le chanteur, le selecter est celui aux platines, qui tient le sound system. En configuration "concert", son rôle est primordial car c'est lui qui va permettre de mettre en valeur le texte de l'artiste. Pour une démonstration très complète de ce qu'est un vrai selekta, le deejay martiniquais Mighty Ki La en a même fait un tutoriel plutôt sympa.

 

 

 

Singjay :

Un singjay est un artiste qui chante ses refrains et toast ses couplets.

 

 

 

Slackness :

Le slackness est caractérisé par des paroles à caractère sexuel. En quelques sortes, c’est du dancehall paillard !

 

 

Sound System :

Un sound system est un regroupement de personnes qui a pour but de se déplacer afin d’animer des soirées reggae/ragga muni de ses sélections et de ses dubplates.
Les sound system sont nés en Jamaïque dans les années 50 sous forme de discomobiles qui parcouraient l’île. Les jamaicains venaient alors se divertir en allant écouter les productions américaines et locales de l’époque. Aujourd’hui, le sound system reste le principal moyen de diffusion du reggae music sous toutes ses formes.

 

Toaster :

C’est un peu l’équivalent du terme rapper mais pour le dancehall.

 

Tune :

Une tune c’est un hit, un très bon morceau. Un "Big Tune" pour le coup, c'est vraiment un titre capable d'enflammer toute la dance hall !

 

Version :

Instrumental, riddim avec le minimum d’effets sonores.

 

Zion :

La terre sainte et promise ! Autrement dit, le paradis rasta (l’Afrique, l’Ethiopie) 

 

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